Loisirs et papotage

Chaque jour nous apporte son lot de petits bonheurs à mijoter, broder, lire ou simplement à papoter de tout et de rien... de nos passions culinaires, artistiques, de nos balades ou découvertes à partager tout simplement


Heures au format UTC [ Heure d’été ]



Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 8 messages ] 
Auteur Message
Administrateur du site
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Juin 2015
Messages: 4648
Localisation: Bourgogne - Auxerre
Sexe: Féminin
Age: 59
Posté:  

à l'occasion de mes informations glanées sur les régions, j'ai découvert un métier dont je ne soupçonnais pas l'existence ! un très beau métier comme je les aime ! mêlant passion, beauté, délicatesse et partage au milieu de la nature !

Glaneur : un métier physique et poétique !

Le nom officiel de cette profession peu connue est feuillagiste. C'est à la suite d'une rencontre avec un autre feuillagiste que Frédéric Duval a l'idée de se lancer dans ce métier. C'était il y a 18 ans. Aujourd'hui, il fournit les fleuristes réputés dans les grandes villes suisses. Soucieux de préserver sa matière première, il fait attention lorsqu'il prélève de faire en sorte que mousse, lierre, lichens repoussent. Pour glaner régulièrement sur des secteurs précis, le Pontissalien demande l'autorisation des propriétaires des terrains.
Une activité saisonnière
Frédéric Duval suit les saisons pour organiser son activité. A la sortie des crues d'hiver, il va dans la vallée du Rhône ramassé les bois flottants. Glaner, c'est avoir l'oeil pour trouver les pépites qui vont plaire aux fleuristes. Il y a une dizaine d'années, il a fait une fabuleuse découverte : des genévriers léchés par les flammes lors de l'incendie d'une garrigue dans le sud de la France. Ces arbustes sont des trésors pour les fleuristes et créateurs d'art floral. Fréderic Duval les prépare pendant des heures avant de les livrer à ses clients qui les transforment à leur tour.
Pour comprendre comment les fleuristes utilisent les trouvailles du glaneur, une équipe de France 3 Bourgogne-Franche Comté a suivi Frédéric Duval chez l'un de ses clients à Genève, le célèbre fleuriste Fleuriot.


_________________
Image Image
"le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" (Voltaire)
"Beaucoup de gens entrent et sortent de ta vie, mais seuls les vrais amis y laissent leur empreinte"

"allergique aux réseaux sociaux, merci de ne pas insérer mes documents sur "face de bouc ou touitteur"...  Image
https://fr.pinterest.com/ararat89/


Haut
  Profil Site Internet 
 
Administrateur du site
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Juin 2015
Messages: 4648
Localisation: Bourgogne - Auxerre
Sexe: Féminin
Age: 59
Posté:  

Pour commencer une série sur les différents matériaux qui font à la fois de si beaux métiers et aussi, à bien moindre échelle, de si agréables loisirs créatifs... j'ai voulu en savoir un peu plus sur des histoires à l'origine ce ceux-ci...

le premier qui m'est venu à l'idée concerne le bois... matériau noble par excellence et qui m'avait fasciné lors de ma lecture d'une merveilleuse collection de Jean Diwo "Les Dames du Faubourg" (je vous en conseille la lecture si ce n'est déjà fait car c'est un magnifique voyage dans le temps et dans l'évolution de l'ébénisterie en France avec tout ce qui gravitât autour à l'époque... sans oublier la découverte d'un quartier mythique : le Faubourg Saint Antoine à Paris !)

après quelques recherches, j'ai découvert que, comme par le passé, le bois appartient à un milieu très particulier et un peu confidentiel où les artisans voire les artistes qui le travaillent sont avares de leurs informations même si la transmission fait partie de leurs gênes ! il y a une noblesse chez les professionnels liée à cette matière vivante, odorante, fragile ou coriace qui ne se vend pas aussi facilement sous les outils !

voici donc "l'histoire du bois et des métiers qui en découlent" !


Le bois, cette matière noble, esthétique, saine et robuste accompagne l'homme depuis les temps les plus reculés. Construction, décoration, art, autant de domaines pour lesquels ce matériau a toujours suscité intérêt, attention, passion mais aussi parfois peur et désolation.
Cette rubrique vous offre un rapide voyage à travers l'histoire, sur les sentiers de l'homme et du bois.

Depuis toujours, l'homme vit avec le bois et l'utilise. Matière tendre, légère, combustible, facile à travailler au regard de la pierre, le bois a très tôt été un élément indispensable à la survie de l'espèce humaine. Au fil des millénaires, l'homme a peu à peu appris à confectionner à l'aide de ce matériau des outils, des armes, des abris puis des édifices, des barrières, des ponts et nombre d'objets de son environnement. Exécutées tout d'abord de manière succincte avec des outils primitifs à base de pierre polie, d'os, de silex, les réalisations se sont progressivement affinées en même temps que les outils se perfectionnaient et que la dextérité des ouvriers grandissait.

L'Homme et l'outil
Le début de l'emploi de l'outil demeure incertain malgré les progrès considérables réalisés dans le domaine des datations : entre 2 et 3 millions d'années avant notre ère. Le développement des processus de préparation des outils, indispensables pour la fabrication d'objets, est sans doute lié aux phases successives de l'hominisation. L'outil - élément fondamental, précurseur de toutes les autres manifestations du "savoir-faire" humain (fresques, rites,..) - ne fut développé de manière spécifique qu'à partir de l'Homo sapiens - : les outils retrouvés (racloirs, burins, couteaux, hache et herminette) témoignent de la naissance de techniques très évoluées et d'un progrès technologique remarquable pour le façonnage et l'usinage du bois. Ce furent sans doute la "sédentarisation" et l'accroissement des populations qui influèrent sur la réalisation d'outils de plus en plus performants et répondant de mieux en mieux aux contraintes existentielles et environnementales.

Le choix du bois
Au  Néolithique, puis pendant plusieurs millénaires, l'artisan du bois sélectionnait pour ses travaux l'essence en fonction essentiellement des contraintes techniques et de la proximité des peuplements forestiers. Par exemple, le bois de frêne s'employait (et s'emploie encore) pour l'exécution de manches d'outils. Les maillets et masses de bois se taillaient dans un morceau composé de la jonction du tronc et de la branche. Plus récemment, les fourches se réalisaient à partir de branches fourchues.
La reconnaissance de l'arbre et son choix revenaient toujours aux hommes du métier. Cette pratique se perpétua jusqu'au XVIII° siècle. Très souvent, afin de minimiser la concurrence et les coûts, les artisans pratiquaient des acquisitions groupées dont le contenu était par la suite distribué selon les besoins de chacun. Ces associations d’artisans du bois pourraient aisément être transposés dans la Préhistoire: en effet, il est fort probable que les hommes du Néolithique, pour parvenir à abattre un arbre, devaient se grouper et se relayer dans cette tâche monumentale compte tenu des outils employés.
A partir du XVIII°s., en raison des réductions du nombre d'accédants aux domaines édictées par l'administration forestière, les coupes, jusqu'alors réalisées en quantités variables, furent menées par lots de 50 voire 100 pièces. Ces nouvelles pratiques eurent pour conséquences de réduire les possibilités d'achat des artisans et d'accroître le développement et le pouvoir des marchands de bois. Les prix montèrent jusqu'à entraîner la perte d'autonomie des artisans, vieille de plusieurs millénaires. Ils devinrent bientôt dépendants de ces nouveaux marchands. Parallèlement, d'autres pratiques eurent longtemps court dans nos contrées : l'exploitation de forêts à des fins techniques propres. Ainsi, le sapin, le pin, le hêtre ou le chêne furent longtemps exploités pour la charpenterie de marine (notamment aux XVII° et XVIII° siècles).

Le travail du bois jusqu'au XXème siècle  

Comme nous venons de le voir, le travail du bois remonte à l'aube de l'humanité. Des outils, des armes, des peignes, des cuillers, des structures (abris) et de nombreux autres objets retrouvés par les archéologues tendent à nous montrer que, très tôt, l'homme trouva les techniques les plus performantes pour le travail du bois. Les traces les plus anciennes d'assemblages remontent au Néolithique : les ligatures furent parmi les premières solutions utilisées pour solidariser deux éléments. Le principe de collage fut aussi découvert très tôt, sans doute à la fin du Paléolithique, et utilisé pour maintenir solidaires des pièces de bois et d'autres matériaux (pour former un racloir à partir d'une pierre taillée et d'un support par exemple).
La hache, utilisée pour fendre et couper le bois fit son apparition au Mésolithique, environ 7500 ans avant notre ère. Le débitage, opération qui consiste à transformer la grume en planches, semble s'être répandu au Néolithique dans certaines régions d'Europe (Allemagne), environ 3000 avant J.C..
Le mobilier antique des premières dynasties d'Egypte (environ 2500 av. J.C.) retrouvés par les archéologues nous prouve que les techniques de réalisation étaient déjà, en ces périodes, très évoluées malgré le caractère rudimentaire de l'outillage: assemblages à tenons et mortaises, à "tourillons", ou à "queue d'hironde" se retrouvent dans des ouvrages tels que les sarcophages.
Les instruments de musique témoignent aussi d'un passé très lointain, telles les harpes cintrées égyptiennes (troisième millénaire avant notre ère) réalisées dans un tronc taillé.
Cependant, même si nombre de techniques furent très tôt mises en oeuvre, l'artisan du bois n'eut de cesse, au fil des millénaires, de perfectionner ses techniques et ses outils. En Occident, comme le précisent Michel Noël et Aimé Bocquet ("Les hommes et le bois"), "les moines furent les grands conservateurs des techniques: les cisterciens ont été forgerons, tailleurs de pierre et charpentiers; les chartreux ont perfectionné la forge et le tour à bois; les minimes ont largement contribué à l'évolution de l'ouillage à bois".
La spécialisation des métiers est difficile à dater. En effet, les premières corporations, dont certaines sont précisées dans les écrits qui nous sont parvenus, sont les seuls indices qui nous permettent de parler véritablement de "professions". Or ces traces, comme nous le verrons par la suite, remontent le plus souvent au début de notre ère. Toutefois, il semble, selon certains auteurs (M. Noël et A. Bocquet notamment), que "la spécialisation découle directement des innovations techniques". Ce serait donc vers le VIIème millénaire avant notre ère que cette naissance aurait eu lieu - l'artisan "spécialiste" s'intégrant dans un environnement économique - c'est à dire avec la naissance des premiers villages, à l'origine de nos civilisations.
En France, le terme de charpentier (du latin carpentarius - "charron") qualifia, jusqu'au XIIIème siècle, les ouvriers spécialistes du bois. Les charpentiers de la grande cognée produisaient les pièces de charpente, les constructions à pans de bois et les planchers tandis que les charpentiers de la petite cognée exécutaient des ensembles plus petits tels que les coffres, les bancs.
Jusqu'en 1300, tous les ouvriers demeuraient sous les ordres du Charpentier du Roi. Groupés en corporation, une stricte hiérarchie régissait ce groupe. Seul un nombre limité d'apprentis parvenait à accéder au titre de compagnon. De plus, L'accès au statut de maître passait par la réalisation d'un chef-d'oeuvre, présenté devant une jurande (commission).
Vers 1314, une séparation amène les artisans du bois à l'autonomie. Parmi les principaux, nous pouvons citer :
   ¤ le huchier et le coffretier exécutent les pièces de mobilier (coffres, bancs,...);
   ¤ le charron fabrique les éléments des chariots et charrettes;
   ¤ le charpentier confectionne les pièces de charpente et les structures des édifices à pans de bois.
A ces principales corporations, il convient d'ajouter les luthiers, les sculpteurs, les tourneurs sur bois et autres artisans du bois (cf. "Petit lexique des métiers du bois")

Evolution des huchiers et des coffretiers  
Les "huchiers" et "coffretiers" eurent très tôt une profession réglementée.
La corporation des menuisiers naquît au XVème siècle : elle regroupa l'ensemble des ouvriers spécialisés dans la fabrication des meubles et des ouvrages destinés à l'aménagement intérieur des édifices (les menuiseries). A l'esprit peu créateur dont témoignent les rares meubles de style gothique, va succéder à la Renaissance, un véritable enthousiasme, sous la conduite d'artistes et d'ouvriers italiens. Ces derniers, ramenés par Charles VIII (1483-1498) après les campagnes de Lombardie et du Milanais, seront à l'origine de l'École d'Amboise.
La corporation des menuisiers se verra à nouveau divisée au XVIème s. en menuiserie en bâtiment et menuiserie en meubles. Dans cette même période, des Écoles régionales verront le jour et produiront des ouvrages d'inspirations différentes :
   ¤ l'École de l'Île-de-France, conduite par des artistes de Fontainebleau,
   ¤ l'École de Bourgogne influencée par l'art flamand,
   ¤ l'École Lyonnaise,
   ¤ l'École Provençale inspirée de l'art italien.
Dès lors, la perfection ne tardera pas à être atteinte dans les techniques de réalisation. Au crépuscule du XVIème s., des édits réglementent les activités professionnelles, l'apprentissage et la maîtrise, octroyant aux menuisiers reçus maîtres à Paris des avantages tel que le droit de travailler sur tout le royaume.
Au début du XVIIème s., Henri IV confirme les règlements corporatifs et accorde des privilèges aux artisans installés dans les Galeries du Louvre et dans certains quartiers (Saint Antoine). Ces privilèges se perpétueront par la suite: sous le règne de Louis XIV - Colbert aidera l'apprentissage par des primes versées aux employeurs - puis sous les règnes de Louis XV et Louis XVI.
Au cours du XVIIème s., tandis que l'art français tend à s'imposer en Europe, les menuisiers en meubles recherchent la beauté de nouveaux matériaux et importent des bois coloniaux tels que l'ébène, l'acajou et d'autres bois exotiques précieux. Un nouveau procédé de construction est alors mis au point: des feuillets d'ébène d'environ 10 millimètres d'épaisseur sont collés sur un bâti de bois commun (bois indigène tel que le chêne) puis sculptés et ornés (cf. illustration ci-contre - cliquez sur l'image pour l'agrandir). Certains artisans se spécialisent dans cet art du placage et de menuisiers en meubles deviennent menuisiers en ébène puis ébénistes (ce mot apparaît vers 1676).
Sous le règne de Louis XIV (1643-1715), la technique du placage va évoluer et atteindre la perfection sous la poussée d'André Charles Boulle, ébéniste du Roi. Il innove avec le placage de marqueterie. Ce procédé, déjà utilisé au XVème s. par les siennois (Les stalles de la Chapelle du Palais de Domenico Spinelli di Niccolo - 1428 - voir illustration de l’une d’elle ci-contre) puis, un peu plus tard (fin XVème s.) par les menuisiers marqueteurs de Charles VIII (Stalles de la Chapelle de Gaillon) est un art délicat et précis qui consiste à assembler, sur un panneau de bois (peuplier, sapin), de minces feuilles de placage de bois précieux (ébène, palissandre, bois de rose et de violette) mais aussi de métaux (cuivre, étain), de corne et d'écailles pour composer des décors figuratifs ou des motifs géométriques colorés.
Au cours du XVIIIème s., les travaux exécutés par les menuisiers et les ébénistes se différencient de plus en plus. Les meubles et les éléments de menuiserie intérieures (lambris) en bois massif sont réalisés par les menuisiers tandis que les ébénistes se spécialisent dans les travaux de plaques. L'estampille ("signature" de l'artiste) est adoptée vers 1741 et imposée par les jurandes pour tous les maîtres-ébénistes.
A la fin du XVIIIème s., l'Assemblée Nationale Constituante met un terme aux corporations, maîtrises et jurandes. Les techniques industrielles sont de plus en plus prisées par l'artisanat. Les menuisiers d'art et les ébénistes produisent de moins en moins d'ouvrages car les nouvelles classes dirigeantes hésitent à commander. De plus, la clientèle riche, qui ne présente plus une culture artistique suffisante, n'est plus attirée par la qualité de ces oeuvres. Seuls quelques maîtres perpétueront la tradition de qualité désormais classée comme industrie de luxe. Au début du XIXème s., les guerres successives nuisent à l'importation des matériaux de qualité et à l'exportation des pièces produites. Désormais, les artistes se trouvent relégués par la mécanisation, déjà grandissante.
Sous la Restauration, ni Louis XVIII ni Charles X ne seront des mécènes. Une forme de décadence artistique s'empare des fabriques de meubles qui ne réalisent plus que des copies d'oeuvres des styles précédents plus ou moins bien interprétées. Le mobilier appartient désormais aux "Arts appliqués à l'industrie". Il faudra attendre la fin du XIXème s. et le début du XXème s. pour voir réapparaître des courants artistiques qui, tout d'abord, ne seront que des réactions de "rupture" avec les styles anciens, puis qui témoigneront de recherches artistiques tournées vers la complexité ou la simplicité des lignes. C'est le courant d'Art Nouveau ou Style 1900 ou bien encore Modern Style. Progressivement le concept d'artiste réalisateur disparaît. La création prend une nouvelle dimension et se détache de l'aspect fabrication.

_________________
Image Image
"le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" (Voltaire)
"Beaucoup de gens entrent et sortent de ta vie, mais seuls les vrais amis y laissent leur empreinte"

"allergique aux réseaux sociaux, merci de ne pas insérer mes documents sur "face de bouc ou touitteur"...  Image
https://fr.pinterest.com/ararat89/


Haut
  Profil Site Internet 
 
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Déc 2016
Messages: 1391
Localisation: Belgique (Hainaut)
Sexe: Féminin
Age: 51
Posté:  

Super instructif //ok:/ //merci:/ Jackie

_________________
Image


Haut
  Profil 
 
Administrateur du site
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Juin 2015
Messages: 4648
Localisation: Bourgogne - Auxerre
Sexe: Féminin
Age: 59
Posté:  

Image Claudine ! c'est peut-être un peu long à lire mais tellement instructif sur un matériau tellement basique et des techniques tout à fait remarquables que je me suis laissée prendre au jeu.... je pense faire d'autres recherches sur d'autres sujets qui me passionnent... j'aime connaître l'histoire de ce qui nous entoure, actuel ou ancien (et surtout ancien d'ailleurs Image ) car cela nous fait comprendre comment nous sommes là avec nos traditions, nos façons de vivre et d'évoluer ou non... je pense qu'il est primordial de savoir d'où nous venons pour savoir où nous voulons aller.... et garder l'humilité de se dire que nous ne sommes que des maillons d'une longue chaîne commencée par nos ancêtres qui n'ont guère de leçons à recevoir de nous quant à leur savoir-faire ! sans eux aucune "start-up" (horrible mot bien creux...) ne pourrait se gargariser  de son "innovation" ou de son savoir ; elle n'est en fait qu'un maillon brassant du vent qui disparaîtra bien avant de rentrer dans l'histoire !

_________________
Image Image
"le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" (Voltaire)
"Beaucoup de gens entrent et sortent de ta vie, mais seuls les vrais amis y laissent leur empreinte"

"allergique aux réseaux sociaux, merci de ne pas insérer mes documents sur "face de bouc ou touitteur"...  Image
https://fr.pinterest.com/ararat89/


Haut
  Profil Site Internet 
 
Administrateur du site
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Juin 2015
Messages: 4648
Localisation: Bourgogne - Auxerre
Sexe: Féminin
Age: 59
Posté:  

j'ai découvert ce midi l'origine d'un mot que je croyais connaître parfaitement et que je rattachais au linge... LAYETTE !

savez-vous ce qu'était à l'origine la layette ? quel métier y était rattaché ?
La layette est un meuble à tiroirs en bois assemblé à la main pour en faire des petits meubles ou commodes destinés aux rangements les plus divers.

Aujourd'hui, il n'existe plus que quatre artisans en France, tous francs-comtois, à exercer ce métier rare et typiquement montagnard. Un savoir-faire qui se transmet seulement de génération en génération.

Bruno Marielle est un des derniers "layetiers" qui a décidé de reprendre en 2004 une "layetterie" au coeur du Jura ; retour au pays de ses racines, il a quitté son métier d'architecte pour perpétuer cet artisanat méconnu et qu'il avait côtoyé enfant ! pour réaliser ses layettes, il  choisit, à 1000 mètres d’altitude minimum et sur les versants nord du massif, l’épicéa dont la lente et régulière croissance confère au bois une veine serrée reprenant ainsi les mêmes critères d’esthétique et de densité que les luthiers… Débité en fines planches, l’impitoyable sélection se poursuit. Objectif : la perfection ! Le bois sèche ensuite deux longues années avant d’être découpé ; puis les différents éléments du meuble sont assemblés par chevillage avec une cheville conique en buis et collés. Le tout à la main évidemment.

La layette a donné son nom aux vêtements d’enfants qu’il contenait autrefois. Originellement il était aussi dédié aux horlogers ou lunetiers pour leurs minutieux rangements. Il s’adapte aujourd’hui aux exigences domestiques, aux besoins et fantaisies des clients venus du monde entier. Les services d'archives les employaient aussi pour le rangement des documents anciens.

En 2005, une énigme de l'émission télévisée La Carte aux trésors avait pris comme thème la fabrication des layettes dans le haut-Jura

Image

_________________
Image Image
"le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" (Voltaire)
"Beaucoup de gens entrent et sortent de ta vie, mais seuls les vrais amis y laissent leur empreinte"

"allergique aux réseaux sociaux, merci de ne pas insérer mes documents sur "face de bouc ou touitteur"...  Image
https://fr.pinterest.com/ararat89/


Haut
  Profil Site Internet 
 
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Déc 2016
Messages: 1391
Localisation: Belgique (Hainaut)
Sexe: Féminin
Age: 51
Posté:  

et bien je me coucherai moins bête ce soir car je connaissais la layette (vêtements de bébé) mais pas ce meuble
//merci:/Jackie !

_________________
Image


Haut
  Profil 
 
Administrateur du site
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Juin 2015
Messages: 4648
Localisation: Bourgogne - Auxerre
Sexe: Féminin
Age: 59
Posté:  

autre découverte lors d'une balade à Sens (Yonne) où les maisons à pans de bois sont nombreuses, comme la Maison d'Abraham et de son superbe "arbre de Jessé" !
un jour je suis tombée sur une plaque précisant que la maison que j'admirais était "L'Ostel du Compasseur" !! grande question ? qu'est-ce qu'un compasseur ,

D'après le "Littré", cette appellation évoque le personnage qui traçait avec un compas, les pierres destinées à construire un édifice !

COMPASSER :
1/ Mesurer avec le compas des degrés, des distances sur une carte, sur un plan. Exécuter avec exactitude certains ouvrages à figures.
"Il s'en sert à compasser la broderie de quelque parterre", [Descartes, Diopt. 8]
2/  Fig. Compasser ses actions, ses démarches, les soumettre à une règle minutieuse.
"On a beau compasser dans son esprit tous ses discours", [Bossuet, Polit.]
"On voit des gens sincères, qui toujours sont à s'étudier, à compasser toutes leurs paroles et toutes leurs pensées", [Fénelon, XVIII, 444]
"Et quant à moi je trouve, ayant tout compassé, Qu'il vaut mieux être encor trompé que trépassé", [Molière, Sgan. 11]
3/ Terme de marine. Compasser sa carte, marquer avec la pointe d'un compas le lieu où se trouve le vaisseau.
4/ Terme de relieur. Compasser un livre, le mesurer avec le compas pour le rogner.
5/ Terme d'artillerie. Compasser un canon d'arme à feu portative, en vérifier l'épaisseur au moyen d'une espèce de compas à grandes branches. Terme de mineur. Compasser les feux, les disposer de manière qu'ils prennent tous ensemble, pour produire un plus grand effet.

Anciennement. Compasser la mèche, disposer la mèche pour mettre le feu à l'arquebuse.
Image

voilà un petit bonheur bien réel que de découvrir chaque jour un mot, un métier ! certains sont oubliés mais notre rôle est de les faire survivre car ils sont souvent à l'origine de bien des choses que les générations actuelles ou futures ne doivent pas abandonner pensant être les seuls à créer des mots, des métiers, des idées

_________________
Image Image
"le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" (Voltaire)
"Beaucoup de gens entrent et sortent de ta vie, mais seuls les vrais amis y laissent leur empreinte"

"allergique aux réseaux sociaux, merci de ne pas insérer mes documents sur "face de bouc ou touitteur"...  Image
https://fr.pinterest.com/ararat89/


Haut
  Profil Site Internet 
 
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Déc 2016
Messages: 1391
Localisation: Belgique (Hainaut)
Sexe: Féminin
Age: 51
Posté:  

Nous avons encore tellement de choses à apprendre et à découvrir
Merci Jackie  //merci:/

_________________
Image


Haut
  Profil 
 

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

Permissions de ce forum:

Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 8 messages ] 


cron
Créer un forum | © phpBB | Entraide & support | Forum gratuit