Loisirs et papotage

Chaque jour nous apporte son lot de petits bonheurs à mijoter, broder, lire ou simplement à papoter de tout et de rien... de nos passions culinaires, artistiques, de nos balades ou découvertes à partager tout simplement


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Posté: 01 Mar 2018, 10:00 

Le temps passe et les mois avancent... Adieu février... Bonjour Mars !
Le mois de mars "martius" était consacré au dieu de la guerre du même nom "Mars". Dans le calendrier romain, il était le premier de l'année. C'est au cours de ce mois (le 15, exactement) que Jules César fut assassiné.

Jeudi 1er mars : nous fêtons les Aubin !

Quand il pleut à la Saint-Aubin,
L'eau est plus chère que le vin


pas de pluie mais de la neige en abondance... 15 à 20 cm dans le jardin et les schrapounes sont aux anges...
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cela s'est passé un 1er mars : Petit clin d'oeil à mon jardinier préféré  :l: et hommage à tous les artistes des jardins qui nous offrent de si beaux paysages :topiaire:/

1er mars 1624 - Naissance de Jean-Baptiste de La Quintinie à Chabanais (décédé le 11 novembre 1688 à Versailles)
Un horticulteur à Versailles
Créateur du potager du roi à Versailles, Jean-Baptiste de La Quintinie a donné ses lettres de noblesse au métier de maraîcher et horticulteur.
Amoureux des potagers
Fils d'un magistrat charentais, il suit une formation d'avocat puis devient précepteur d'un jeune homme de bonne famille, le fils du président de la Cour des Comptes Jean Tambonneau. Il l'accompagne dans son « voyage des humanités » ou Grand Tour en Italie. C'est là qu'il tombe amoureux des jardins d'agrément des Médicis, à Florence.
De retour chez son protecteur, il crée un potager dans son hôtel particulier de la rue de l'Université, à Paris, et s'initie à l'horticulture en dévorant notamment les écrits des agronomes romains Pline l'Ancien et Columelle.
Il s'acquiert une renommée qui lui vaut de créer différents potagers, à Sceaux, Chantilly et aussi à Vaux-le-Vicomte, chez le surintendant Nicolas Fouquet. En 1670, Colbert le présente à Louis XIV qui crée pour lui la charge de « directeur des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales ».
À Versailles, alors en plein chantier, il s'occupe de l'orangerie créée par Mansart et en 1678, obtient un terrain destiné à la création d'un nouveau potager près de la pièce aux Suisses (cette réserve d'eau de 6 hectares a été creusée en trois ans par les trois mille hommes de la garde suisse ; sa surface réfléchit le soleil et réchauffe les orangers voisins !).
Comme son terrain est encaissé, La Quintinie tire parti du rayonnement des parois pour accélérer la maturation des légumes et des fruits. D'une surface de neuf hectares, avec une fontaine en son milieu, le potager entre en service en 1683. Il est divisé en seize carrés légumiers et desservi par 30 jardiniers. Des tunnels évitent à ceux-ci de croiser le roi lors de ses visites dans les allées du potager.
Le potager va approvisionner Louis XIV en légumes et fruits, en particulier de figues, fraises et petits pois dont il est particulièrement friand.
Anobli par le roi en 1687, La Quintinie a ensuite la douleur de perdre un deuxième fils et se laisse alors mourir. Son fils survivant publiera en 1690 son Instruction pour les jardins fruitiers et potagers qui va longtemps servir de référence dans l'art de la taille des arbres fruitiers.
Son potager et sa maison, entre le parc et la ville de Versailles, abritent aujourd'hui l'École nationale du paysage.
Création du Potager du Roi
Le potager de Louis XIV - Fournir le château de Versailles
Louis XIV, le Roi-Soleil, souhaite un palais à sa mesure : roi de droit divin, au pouvoir absolu, il veut éblouir les nations, et contraindre une noblesse volontiers frondeuse à l'obéissance. En 1661, après l'insolente magnificence de la fête offerte par son surintendant des Finances, Fouquet, à Vaux-le-Vicomte, le roi affirme sa puissance ; il fait emprisonner Fouquet et s'attache les artistes qui avaient réalisé Vaux. Tous vont œuvrer à sa propre glorification, pour réaliser un palais à partir du petit pavillon de chasse de son père Louis XIII, et métamorphoser forêts et marécages qui l'entourent en un jardin d'une ampleur inégalée.
Sous la direction attentive de Louis XIV, les meilleurs artistes de l'époque vont faire de Versailles la première cour d'Europe, en particulier Le Vau pour l'architecture, Le Nôtre pour les jardins, Le Brun pour la sculpture. Connu pour ses compétences dans le domaine des jardins fruitiers et potagers, La Quintinie est chargé de fournir en fruits et légumes la table du roi.
Les prodiges accomplis par La Quintinie lui attirèrent la reconnaissance de son maître. Louis XIV aimait, dit-on, venir se promener au Potager. Descendant du château par les "Cent marches" bordant le parterre de l'Orangerie, dont La Quintinie était aussi responsable, il arrivait par la Grille du roi que l'on peut toujours admirer aujourd'hui. Il remontait ensuite une allée ponctuée de seize poiriers ‘Robine', avant de découvrir, depuis la terrasse aujourd'hui abaissée en son milieu, le Grand Carré où s'affairaient une trentaine de garçons jardiniers. Féru de jardinage, Louis XIV apprit même à tailler les arbres fruitiers avec son jardinier.
Louis XIV fit aussi les honneurs de son potager à d'illustres invités, dont les ambassadeurs du Siam, ou le doge de Venise.
L'été en hiver : les prodiges de La Quintinie avec les primeurs
En employant des fumiers frais en provenance des écuries, en jouant des diverses expositions, en utilisant abris de verre et cloches, La Quintinie met au point des techniques élaborées pour obtenir des récoltes à contre-saison. Les fumiers sont choisis en fonction de la nature de la terre : les fumiers de bœuf, de vache ou de cheval ont des effets différents, mais tous sont "comme une espèce de monnaie qui répare les trésors de la terre". Les résultats extraordinaires obtenus font la renommée du Potager de Versailles :
"La chaleur, tant dans la terre que dans l'air ne peut régulièrement venir que des rayons du soleil. J'ose dire pourtant que j'ai été assez heureux pour l'imiter en petit à l'égard de quelques petits fruits : j'en ai fait mûrir cinq et six semaines devant le temps, par exemple des fraises à la fin mars, des précoces, et des pois en avril, des figues en juin, des asperges et des laitues pommées en décembre, janvier, etc."
dit La Quintinie dans son Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, en 1690. Il parvint aussi à avoir des cerises en mai, des concombres début avril, etc.
Cette technique rend La Quintinie célèbre, et, toute sa vie, il poursuivra ses expériences, car "un bon jardinier doit avoir de la passion pour les nouveautés".
La table royale
Les prouesses de La Quintinie firent du potager de Versailles un modèle, au dire de ses contemporains, et enchantèrent les courtisans. Les poires ‘Bon-Chrétien' étaient envoyées en cadeaux aux grands de ce monde, et comme Louis XIV adorait les petits pois, au grand dam de son médecin Fagon qui les accuse, ainsi que les fraises, de perturber l'estomac du roi, toute la cour s'enthousiasma pour ces légumes. Mme de Sévigné note ironiquement : "Le chapitre des pois dure toujours ; l'impatience d'en manger, le plaisir d'en avoir mangé, et la joie d'en manger encore sont les trois points que nos princes traitent depuis quatre jours."
Le Potager du roi permet donc d'offrir au roi des fruits et légumes frais tout au long de l'année et lors des fêtes royales. Il livre aussi régulièrement sa production au service de la Bouche, qui accommode les potages, entremets, beignets aux légumes, et prépare les pyramides de fruits... Lorsque le roi est éloigné de Versailles, La Quintinie doit veiller à lui en faire expédier, dans de grands paniers spécialement aménagés. Les produits jugés indignes d'apparaître à la table du roi sont distribués aux indigents par un petit passage appelé le "Public".
Dans les cuisines royales
Colbert a réorganisé le service des cuisines pour la cour qui se presse au château de Versailles. Il fonde la Maison-Bouche, installée au Grand Commun, qui réunit les cuisines pour le roi et ses enfants et pour les Communs. La Maison du Roi, dirigée par le Grand Maître de la Maison du Roi, et en pratique par le premier maître d'hôtel, occupait, tant pour la cuisine que le service, environ cinq cents personnes. On y distingue trois offices logés dans l'Aile du Midi : la Panneterie-Bouche, l'Echansonnerie-Bouche, et la Bouche du Roi. L'approvisionnement est assuré par des marchés avec des fournisseurs extérieurs, sauf pour les fruits et légumes, qui viennent du Potager de Versailles, ainsi que des autres potagers royaux lorsqu'il faut parfois assurer une livraison particulière. L'engouement pour les légumes allant croissant, la demande est soutenue.
L'organisation des repas évoluera beaucoup à Versailles, entraînant des changements culinaires, une évolution de la société et de la sociabilité.
Le Grand Couvert a lieu le samedi ou le dimanche seulement, vers 22 heures, et Louis XIV y soupe seul, tandis que des buffets sont dressés non loin pour les courtisans. C'est une cérémonie extrêmement réglée, un véritable ballet entre les cuisines et l'appartement du roi. A la fin du règne, le service des Petits Appartements est chargé de servir des repas plus simples. Sous Louis XV, on découvre les soupers fins, organisés chez différents membres de la famille royale, qui créent une émulation culinaire permanente. Sous Louis XVI, les repas dans la salle à manger, avec des meubles adaptés, des tables élaborées, deviennent des rites.
Après la Révolution, indifférent aux aléas politiques, le Potager continua de livrer les tables des régimes en place : Service impérial, Tables de la République, etc. Fruits et légumes furent aussi vendus, selon les époques, sur les marchés de Versailles ou de Paris, et sur place, comme c'est le cas aujourd'hui encore.




St Aubin d'Angers : évêque d'Angers à partir de 529, saint breton, qui a laissé son nom à de nombreux lieux ; Il est aussi dénommé parfois saint Albin. Il fut nommé abbé en 504, fonction qu'il exerça durant vingt-cinq années jusqu'à son accession au trône épiscopal d'Angers.
Ses reliques sont conservées à l'abbaye d'Angers. On l'invoque pour les maladies d'enfants. Saint Aubin est devenu le patron des boulangers et pâtissiers.
En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld dans les Cantons de l'Est, ainsi que de la cathédrale de Namur (468 ou 469 - +550)

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"le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" (Voltaire)
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Posté: 01 Mar 2018, 10:58 

Déjà en Mars /:oups// Je n'ai rien vu passer...Quelques flocons pour nous mais rien de bien méchant, à part le froid qui perdure...
Une pensée pour tous les jardiniers qui doivent attendre un retour plus clément des températures :y:

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Posté: 01 Mar 2018, 11:25 

Oui , çà craint :thumbdown: :thumbdown: !

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Posté: 01 Mar 2018, 12:53 

Entres des années de sécheresse, de froid cet hiver mon jardin est un une vraie désolation.
Aussi je suis admirative de tous ces jardins verdoyants et de cette pluie qui vous fait de si belles pelouses et des forêts de toute beauté.

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Posté: 01 Mar 2018, 17:36 

Un premier mars sous la neige...
/regardez://
http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d1756 ... s-en-blanc

je suis bien contente de ne pas avoir à faire les trajets pour aller travailler... au moins un bon point ! le "pied" /:mdr::

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Posté: 02 Mar 2018, 10:49 

vendredi 2 mars : nous fêtons les Charles le Bon !

À la Saint-Joavan dans nos pays,
Les pies commencent leur nid


cela s'est passé un 2 mars :

2 mars 1848 : La France limite la journée de travail
Le 2 mars 1848, un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ». La journée de travail tombe à... dix heures à Paris et à onze en province (serait-ce que le travail est plus éprouvant à Paris qu'ailleurs ?).
Mais en avril 1848 est élue à l'Assemblée une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province. Elle considère d'un mauvais oeil les réformes sociales et ne craint pas de massacrer les manifestants ouvriers lors des journées dramatiques de juin.
En effet, le 23 juin 1848, éclatent à Paris de violentes émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux. Leur répression, très brutale, consacre la rupture entre la classe ouvrière et le régime républicain issu des journées révolutionnaires de Février.
Généreuse République
Les Ateliers nationaux ont été créés le 28 février par le gouvernement provisoire de la IIe République en vue de procurer aux chômeurs un petit revenu en échange d'un travail symbolique.
Là-dessus se déroulent les élections législatives, les 23 et 24 avril. Ce sont les premières élections au suffrage universel (masculin). Contre toute attente, elles amènent à l'Assemblée une forte majorité de notables provinciaux très conservateurs...
La République trahit les ouvriers
Le 10 mai, dans l'attente d'une Constitution, le gouvernement provisoire cède la place à une Commission exécutive issue de l'Assemblée.
Cette Commission compte cinq membres, des républicains de mérite qui vont être dépassés par les événements et surtout écrasés par la pression de l'Assemblée : François Arago, président de la Commission et chef d'État virtuel, Garnier-Pagès, Marie, Lamartine et Ledru-Rollin.
L'administration des Ateliers nationaux est confiée à un conservateur, Marie, qui va s'employer à les disqualifier. Tandis que les effectifs employés croissent de 25.000 à près de 120.000, on ne leur confie aucun travail susceptible de concurrencer une entreprise privée. Les bénéficiaires pavent et dépavent les rues en contrepartie d'un franc par jour. Désoeuvrés, ils refont le monde et cultivent qui les idées bonapartistes, qui les idées socialistes.
La Commission décide donc le 20 juin 1848 de supprimer les Ateliers nationaux avec l'espoir d'étouffer ainsi l'agitation ouvrière. C'est le contraire qui se passe. 20.000 ouvriers descendent dans la rue le 23 juin 1848 et forment jusqu'à 400 barricades.
Le général Cavaignac engage une terrible répression, à la mesure de l'effroi qu'éprouvent les bourgeois de l'Assemblée.
Monseigneur Denis Affre, archevêque de Paris (55 ans), s'interpose entre les insurgés et la troupe, sur une grosse barricade. Un crucifix à la main, cet homme d'un naturel timide appelle les frères ennemis à la réconciliation. Les coups de feu s'interrompent. Mais un roulement de tambour réveille les pulsions de mort. Les coups de feu reprennent. L'archevêque s'écroule. Il murmure avant de mourir : «Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis».
Au total, du 23 au 26 juin, trois jours de combats feront 4.000 morts parmi les insurgés et 1.600 parmi les forces de l'ordre.
Quarante ans plus tard va s'amplifier dans le monde industrialisé la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil.


St-Charles le Bon : Fils du Roi St-Canut du Danemark et d’Adèle de Flandre. Il n'a que 5 ans lorsque son père meurt, massacré par ses sujets. Sa mère le confie ensuite à la cour de Robert le Frison à Bruges, pour qu'il y soit formé à la profession de chevalier. Il débute sa carrière en accompagnant son oncle Robert de Jérusalem en Terre Sainte. Désigné par son cousin pour lui succéder comme comte de Flandre, il épouse Marguerite, la fille du comte de Clermont. Sa conduite des affaires est marquée par un grand amour de la justice et par une grande charité à l’égard des pauvres et des opprimés. Lors d’une grande famine qui survient en 1125, il déploie une grande énergie pour fournir de la nourriture aux populations affamées. Malheureusement, il s’attire ainsi l’hostilité des riches qui, sous la conduite de Burchard, organisent un complot visant à l’assassiner. C’est ce qui se produit, le matin du 2 mars 1127, dans l’église Saint-Donatien, qui était contigüe à son palais et dans laquelle il venait se recueillir chaque matin (1083-1127).
Les personnes qui sont dans la misère font une prière à Saint-Charles le Bon afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de vie.

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Posté: 03 Mar 2018, 10:44 

samedi 3 mars : nous fêtons les Guénolé !

A Sainte-Cunégonde le tonnerre,
Annonce un deuxième hiver


cela s'est passé un 3 mars :

3 mars 1944 - Yves Montand sur une scène parisienne
Le chanteur marseillais d'origine italienne Ivo Livi, alias Yves Montand, fait ses premiers pas sur la scène du cabaret l'ABC. Il avait quitté Marseille pour Paris afin d'échapper aux milices qui veulent l'envoyer au STO. Il se produisait à Marseille depuis 1938
Ivo Livi est né le 13 octobre 1921 à Monsummano Alto en Toscane. Il est le troisième enfant de Giovanni et Giuseppina Livi. Sa sœur Lydia est née en 1915 et son frère Julien en 1917. La famille Livi est très pauvre. Giovanni Livi, militant du Parti communiste italien dès sa fondation en 1921, est persécuté par son beau-frère, militant fasciste.
C’était en 1924 et quelques mois plus tard, Giuseppina et les trois enfants le rejoignent à Marseille. Les Livi s’installent dans les quartiers pauvres. Pour Giovanni, Marseille n’est qu’une étape. Il veut s’embarquer pour l’Amérique, mais quand il se présente au consulat américain, il découvre que depuis vingt-quatre heures, les visas sont supprimés et les conditions d’entrée aux Etats-Unis très restreintes. Il crée alors
une petite fabrique de balais et ses deux aînés quittent rapidement l’école pour l’aider.
En 1929, la famille obtient la nationalité française. Ivo n’est pas doué pour les études et en grandissant l’école qu’il se met à préférer est l’école buissonnière. En 1932, les ravages de la crise économique de 1929 précipitent Giovanni vers la faillite. Lydia devient alors coiffeuse, et Julien serveur de café. Ivo, âgé de onze ans et demi, quitte l’école sans regret et part travailler en usine. Il emballe des pâtes sous cellophane. À quatorze ans, il devient apprenti dans le salon de coiffure de sa sœur Lydia, et obtient avec succès son CAP de coiffure.
A cette époque Giovanni reprend contact avec le Parti communiste et devient très vite responsable de secteur des antifascistes italiens. Avec un tel exemple à la maison, Julien est saisi à son tour par la vocation et adhère, en février 1933, aux Jeunesses communistes.
Ivo, devenu adolescent, se passionne donc pour le cinéma, qui meuble ses rêves, ses loisirs et l’essentiel de son existence.
Ivo Livi devient Yves Montand
En 1938, à l’âge de 17 ans, la vie d’Ivo Livi bascule. Il monte sur scène et prend le pseudonyme d’Yves Montand, en souvenir de sa mère qui, pour l’appeler lorsqu’il jouait, plus jeune dans le rue, criait : Ivo monta ! Le 21 juin 1939, quelques mois après avoir commencé à chanter dans des petits galas de banlieue, Montand passe à l’Alcazar de Marseille et chante Dans les plaines du Far West. C’est un triomphe qui marque le début d’une ascension fulgurante que la guerre vient interrompre.
En août 1939, la seconde Guerre mondiale éclate, l’accord germano-soviétique est signé. Dans le monde entier, c’est la stupeur et l’angoisse. Giovanni est ébranlé dans ses convictions. Julien est mobilisé et fait prisonnier de guerre. Au printemps 1940 Montand entre comme manœuvre métallurgiste aux Chantiers de Provence pour trois mois, puis devient docker.
La carrière de Montand redémarre au printemps 1941 pour ne plus s’interrompre. Après une tournée régionale organisée par Berlingot, il retourne chanter à l’Alcazar de Marseille où il est « la révélation de l’année ». Audiffred devient son impresario. En Septembre, il passe à l’Odéon. En octobre, il se produit en vedette au Cinéma National de Marseille. A la fin de l’année, il est la vedette d’une revue intitulée Un soir de folie. Les salles sont bourrées. Les Français manquent de tout. Ils ont froid et faim, ils sont malheureux alors ils sortent s’amuser. Montand touche son rêve du bout des doigts : il fait sa première apparition au cinéma en tant que figurant dans La prière aux étoiles de Pagnol.
Au printemps 1942, Yves est enrôlé dans les Chantiers de Jeunesse. Marseille est occupée. Il est libéré à la fin de l’année. Le jeune homme auréolé de sa gloire tout fraîche, de nouveau libre, chante, joue au poker et séduit les femmes.
Le 17 février 1944, fuyant les rafles pour le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne, Montand débarque à Paris sans papiers. Audiffred lui a décroché un contrat à l’ABC. Il y triomphe, puis ce sera le Beaulieu, les Folies-Belleville et Bobino.
Au tout début du mois d’Août, juste avant la Libération de Paris, il est choisi pour être la vedette américaine d’Edith Piaf au Moulin Rouge, le plus prestigieux cabaret parisien et doit auditionner devant elle.programme-piaf
Entre Yves et Edith, l’amour est immédiat. Généreuse et dévorante, elle le guidera dans le choix de sa tenue de scène et demandera à Henri Contet, entre autres, de lui composer un nouveau répertoire notamment Gilet rayé et Ce Monsieur-là. Piaf, lui conseille d’insérer immédiatement Luna Park et Battling Joe, alors en préparation et lui écrit Elle a, La Grande Cité, Le fanatique de Jazz, Mais qu’est-ce que j’ai à tant l’aimer ?
Le 5 octobre 1945, il se produit pour la première fois en vedette au théâtre de l’Étoile à Paris. Le succès est tel que le 30 novembre, au terme de sept semaines au cours desquelles, chaque soir, le théâtre de l’Etoile est bondé, il déménage et poursuit son récital à l’Alhambra. Son succès creuse une faille entre Edith et lui…
Au moment précis de cette déchirure, Montand et Piaf sont à nouveau sur une affiche. Mais, cette fois, une affiche de cinéma. Etoile sans lumière sort le 3 avril 1946 dans lequel on le juge « sympathique ». Cette même année Montand est choisi par Marcel Carné et Jacques Prévert pour remplacer Jean Gabin dans Les Portes de la nuit, avec Nathalie Nattier, Serge Reggiani et Pierre Brasseur. Il remplace Jean Gabin, elle, Marlène Dietrich.
A sa sortie, le 4 décembre, le film est considéré comme un désastre. Les spécialistes arborent une moue sceptique ou assassine. Les spectateurs, eux sifflent carrément. Henri Jeanson résume à lui seul ce que pense l’ensemble de la presse, en parlant dans Cinémonde de « la plus grosse déception de l’année »
En 1947, Jacques Prévert écrit pour Montand et bouscule son répertoire. Il lui présente Francis Lemarque, qui donnera à Montand quelques unes de ses plus belles chansons. Et puis, il lui présente Henri Crolla, le plus formidable guitariste qui soit, avec Django Reinhardt, dont il est l’égal. Au mois de mai, Bob Castella devient son pianiste et ami. Il l’accompagnera tout au long de sa carrière.
La rencontre
Entraîné par Henri Crolla et Jacques Prévert, Yves Montand découvre Saint-Paul de Vence et l’auberge de la Colombe d’Or. Entre deux tours de chant, deux films ou deux livres, beaucoup d’artistes viennent goûter l’hospitalité de Paul et Titine Roux, les maîtres des lieux, qui les accueillent en amis plus qu’en clients. Jacques Prévert réside à deux pas, Picasso et Braque viennent en voisins. Au printemps 1949, Yves Montand est de passage à la Colombe d’Or car il doit chanter à Nice, ainsi qu’au mariage du prince Ali Khan avec Rita Hayworth.
Le 19 août, c’est la rencontre légendaire entre Simone Kaminker, Simone Signoret à l’écran et Montand. Simone, alors épouse du réalisateur Yves Allégret, dont elle a une fille, Catherine, possède depuis un an une maison à Saint-Paul et est, elle aussi, une habituée de la Colombe. « En quatre jours, écrira-t-elle dans La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était, il s’était passé une chose fulgurante, indiscrète et irréversible. »
Montand triomphe à nouveau au Théâtre de l’Etoile en 1951. Ce show est une date clé car pour la première fois il est seul en scène pendant deux heures avec vingt-deux chansons et deux poèmes. Il ne reviendra plus au tour de chant traditionnel. Le 21 décembre 1951, Montand et Simone se marient à Saint-Paul de Vence. Jacques Prévert et Paul Roux sont leurs témoins.
En 1952, le couple s’installe Place Dauphine. Henri-Georges Clouzot offre à Montand son premier grand rôle au cinéma, avec le Salaire de la peur. Ce film obtient le Grand Prix du Festival de Cannes 1953 et Charles Vanel le Prix d’interprétation masculine.
En octobre 1953, prévu pour trois semaines, son nouveau one-man-show au théâtre de l’Etoile dépassera les deux cents représentations, du 5 octobre 1953 au 5 avril 1954. Six mois entiers, une recette brute de 118 millions de francs. Plus l’enregistrement live du spectacle, dont la pochette sera dessinée par Jean Effel. Plus un Disque d’or (un million d’exemplaires) pour Les feuilles mortes. Montand jugera ce récital comme le plus accompli de sa carrière.
En 1954, Montand qui, pour la première fois de sa vie, a gagné une réelle fortune, achète une propriété à Autheuil-Authouillet, en Normandie. Cette demeure devient très vite la maison des copains. François Perier, Françoise Arnoul, Roger Pigaut, Serge Reggiani, Pierre Mondy, Pierre Brasseur, Bernard Blier, José Artur ou Jacques Becker y viennent régulièrement.
Quelques mois plus tard, Montand et Signoret jouent au théâtre la pièce écrite par Arthur Miller Les Sorcières de Salem, largement inspirée de l’affaire Rosenberg. Adaptée par Marcel Aymé, présentée pour la première fois au Théâtre Sarah Bernhardt à Paris et mise en scène par Raymond Rouleau, elle remporte un tel succès que les représentations durent jusqu’à noël 1955.
La tournée dans les pays de l’est
En mars 1956, devant le XXe congrès du PC d’Union soviétique, Khrouchtchev dénonce dans un rapport prononcé à huis clos les crimes de Staline. Le chef du communisme mondial critique les erreurs du communisme. L’ébranlement est considérable, en particulier dans les pays de l’Est.
Au début de l’été 1956, Montand et Signoret se rendent en Allemagne de l’Est afin de tourner la version cinématographique des Sorcières de Salem. Raymond Rouleau en assure de nouveau la mise en scène, mais, cette fois, l’adaptation est de Sartre.
En Pologne et en Hongrie, intellectuels et ouvriers descendent dans la rue pour demander les libertés fondamentales. A Budapest, en novembre 1956, l’Armée rouge intervient et écrase l’insurrection dans le sang. Alors qu’en Europe occidentale, militants et sympathisants communistes s’interrogent et protestent, Montand s’apprête à entamer une tournée en URSS et dans les pays de l’Est.
Après de multiples menaces et polémiques, Yves Montand, accompagné de Simone Signoret, s’envole pour Moscou le 16 décembre 1956, où Krouchtchev, Molotov, Mikoyan, Boulganine et Malenkov les convient à un souper mémorable qui dura plus de quatre heures.
Après Moscou et le stade Ouljniki où il se produit devant vingt mille moscovites, Montand entame une tournée triomphale dans les pays du Bloc de l’Est.
Les tournages des films Un dénommé Squarcio, Premier mai et La loi, se succèdent et Montand triomphe à nouveau au théâtre de l’Etoile en octobre 1958. Norman Granz, l’impresario d’Ella Fitzgerald, est dans la salle. Il veut le faire chanter à New York et lui obtiendra un visa.
L’Amérique
Le 10 septembre 1959, Montand et Simone s’envolent pour New York. Quinze jours plus tard, il triomphe au Henry Miller’s Theatre, dans la 43e Rue, à Broadway. A la première, assistent entre autres, Montgomery Clift, Lauren Bacall, Paulette Godard, Sidney Lumet, Ingrid Bergman, Marlène Dietrich et Marilyn Monroe. Le « one man show » prévu pour trois semaines va en durer sept ! A Los Angeles, San Francisco et Montréal où il se produit, toutes les places sont louées d’avance. La presse américaine délire d’enthousiasme. Hollywood le reçoit à bras ouverts et la Twentieth Century Fox lui propose de tourner Let’s Make Love (Le Milliardaire) de George Cukor avec Marilyn Monroe. Le rêve devient réalité.
Au début de janvier 1960, Arthur Miller et son épouse viennent s’installer au Beverly Hills Hotel de Los Angeles. Le couple new-yorkais hérite de l’appartement n°21, symétrique de celui qu’occupent Yves et Simone. Les deux couples se lient d’amitié. En avril, Simone reçoit l’Oscar de la meilleure actrice pour un film anglais, Room at the Top (Les Chemins de la haute ville) de Jack Clayton. Une grève des techniciens a fait prendre deux mois de retard au film. Simone doit partir tourner à Rome et Arthur Miller rentrer à New York.
Juin tire à sa fin. Et la participation de Marilyn au film aussi. Elle repart pour New York tandis que Montand postsynchronise quelques scènes où sa diction est défaillante. Cette solitude favorise un examen de conscience.
En effet, pour contrer la presse à scandales, avec un formidable sursaut d’intelligence et d’orgueil, Simone Signoret déclara : Vous en connaissez beaucoup d’hommes, vous, qui resteraient insensibles en ayant Marilyn Monroe dans leurs bras ?
Montand enchaîne alors trois films américains : Sanctuaire de Tony Richardson avec Lee Remick et Bradford Dillman, Ma Geisha de Jack Cardiff, avec Shirley MacLaine et Edward J. Robinson et Aimez-vous Brahms ? d’Anatole Litvak avec Ingrid Bergman et Anthony Perkins.
A partir du 24 octobre 1961, il retourne se produire à Broadway au Golden Theatre, pour huit semaines, à guichet fermé. Durant le premier semestre 1962, une tournée l’emmène avec Simone au Japon, puis en Angleterre, avant de préparer sa rentrée parisienne pour novembre 1962. Montand est très certainement, à cette heure, l’homme de music-hall français le plus célèbre au monde.
Dans la nuit du 4 au 5 août 1962, Marilyn est retrouvée morte, chez elle. Montand ne fera pas de commentaire…
Le 9 octobre 1963, Edith Piaf disparaît. Le 22 novembre de cette même année, c’est l’attentat de Dallas et l’assassinat de Kennedy.
L’acteur
Tandis qu’il joue le soir au Théâtre du Gymnase Des clowns par milliers, Montand a commencé à tourner Compartiment Tueurs, le premier film d’un jeune réalisateur de trente et un ans, Constantin Costa-Gavras. Compartiment Tueurs est un thriller bien mené, rapide, dont la presse salue la virtuosité de mise en scène. C’est de là, que Montand date son véritable envol de comédien au cinéma. Jusque-là, son métier « de base », « de fond », a été la scène ; pendant deux décennies, il a couru de récitals en tournées. Désormais, les priorités sont inversées. Les planches passent au second plan. Le cinéma s’affirme comme une activité principale.
C’est à cette époque que sa vie croise celle de Jorge Semprun, ancien résistant, déporté à Buchenwald, communiste espagnol en rupture avec le Parti et va en être bouleversée. Désormais les deux hommes vont évoluer ensemble, de la critique du communisme jusqu’à son rejet. Jorge Semprun signera les scénarios de La guerre est finie, Z, l’Aveu…
La guerre est finie d’Alain Resnais avec Ingrid Thulin, Geneviève Bujold et Michel Piccoli sort en 1965. Les critiques sont très bonnes pour le film, qui reçoit le prix Louis Delluc, et pour Montand, consacré Meilleur acteur de l’année aux Etats-Unis. Plus tard, l’Encyclopaedia Britannica lui rendra le plus beau des hommages en écrivant au sujet de ce film : « Yves Montand is superb. »
A présent, il ne quitte plus les plateaux. En l’espace de trois saisons, il va figurer en tête d’affiche de huit films : Paris brûle-t-il ? de René Clément, Grand Prix de John Frankenheimer, Vivre pour vivre de Claude Lelouch, Un soir, un train d’Alain Delvaux, Z de Costa-Gavras, Mr Freedom de William Klein, Le Diable par la queue de Philippe de Broca et Melinda (On a clear day, you can see forever) de Vincente Minelli.
Le succès de Vivre pour vivre est plus important que celui d’Un homme et une femme, Palme d’or au Festival de Cannes, deux ans auparavant. Quant à celui de Z, il est gigantesque, puisque le film reste trente-six semaines à l’affiche. Au Festival de Cannes en février 1969, il obtient le Prix du Jury. Aux Etats-Unis, deux Oscars lui sont attribués : celui du meilleur film étranger et celui du meilleur montage. A la fin des projections, le public, fait rarissime, applaudit à tout rompre. Z reste le premier grand film politique français qui se présente en même temps comme une œuvre destinée à tous les publics. Montand est littéralement assommé. Depuis 1956 et la tournée dans les pays de l’Est, il s’était tenu à distance. Là, c’est la cassure.
Les ruptures
En septembre 1968, après cinq ans d’absence, Montand triomphe à nouveau à l’Olympia. Il y interprète pour la première fois A Bicyclette de Pierre Barouh et Comme le scorpion, mon frère de Nazim Hikmet. Le 7 octobre, son père meurt à 77 ans, alors que ses deux fils s’opposent. En effet, le « Séguy connais pas » que Montand lance sur Radio Luxembourg, répond au « Cohen-Bendit connais pas » de Séguy et provoque ainsi la colère de Julien, membre actif de la C.G.T. Les deux frères se brouillent définitivement.
Le 22 septembre 1969, débute à Lille le tournage de L’Aveu de Costa-Gavras, avec Simone Signoret et Gabriele Ferzetti. Film « expiatoire », Montand perd 13 kilos. A sa sortie en salle, en avril 1970, la presse et le public, à l’exception des communistes, plébiscitent le film. Montand s’inscrit alors dans ce courant de la gauche intellectuelle qui rejette avec force le stalinisme.
L’artiste accompli
Seize films en dix ans. Pour Yves Montand, la décennie 1970-1980, celle de la cinquantaine, marque la consécration cinématographique qu’il avait tant espérée. De formidables succès s’enchaînent tels que Le Diable par la Queue de Philippe de Broca, La Folie des Grandeurs (1971) de Gérard Oury avec Louis de Funès, César et Rosalie (1972) et Vincent, François, Paul et les autres (1974) de Claude Sautet, Le Cercle Rouge (1970) de Jean-Pierre Melville, Le Sauvage (1975) de Jean-Paul Rappeneau avec Catherine Deneuve et les thrillers signés Alain Corneau, Police Python 357 (1976), La Menace (1977) et Le Choix des armes (1980).
Parallèlement, Montand collabore avec Jean-Christophe Averty à quatre shows télévisés : Happy New-Yves en 1964, Montand chante Prévert en 1968, Montand de mon temps en 1974 et Montand d’hier et d’aujourd’hui en 1980. Ce dernier show est inspiré par l’album du même nom qui sera deux fois disque d’or avec plus d’un million d’exemplaires vendus.
Du 7 octobre 1981 au 3 janvier 1982, pour ses 60 ans, Montand fait son retour à l’Olympia à guichets fermés. Il n’était plus remonté sur scène depuis 1968, à l’exception de l’unique one-man-show de février 1974 en faveur des réfugiés chiliens. Chris Marker en a fait un document filmé intitulé La Solitude du chanteur de Fond sur les douze jours de préparation. Ces trois mois à l’Olympia sont un triomphe tel qu’il devra réorganiser une autre série de récitals en plein été, fait inédit, du 20 juillet au 14 août 1982. La tournée en province de mars à juillet, frôle également l’émeute. A Paris, à la fin du spectacle, en solidarité avec le syndicat ouvrier polonais de Lech Walesa, Montand fait descendre, chaque soir, une banderole sur laquelle est inscrit Solidarnosc.
Fin août, il entame une tournée et chante au Brésil, notamment au stade de Maracanazinho de Rio devant 20 000 brésiliens avant de se produire au Metropolitan Opera de New York, pour une semaine exceptionnelle « sold out » également. C’est la première et unique fois que ce haut lieu de l’art lyrique reçoit un artiste de music hall. Après, ce sera Washington, le Canada, Los Angeles, San Francisco et trois semaines au Japon où l’on affiche également « complet ». Cette tournée filmée par les caméras de Guy Job deviendra quelques mois plus tard Montand International.ss-mm-copi
Le 30 septembre 1985, Simone Signoret meurt d’un cancer, pendant que Montand tourne Jean de Florette et Manon des Sources de Claude Berri d’après Marcel Pagnol. Son inhumation a lieu le 1er octobre au cimetière du Père Lachaise, où Montand la rejoindra six ans plus tard. Il n’est jamais retourné sur sa tombe. Ce n’est pas là qu’est Simone. Elle est dans l’air, elle est autour de lui, elle a enveloppé toute sa vie d’adulte. C’est une présence réelle. Les morts ne sont pas absents, dira Montand, ils sont invisibles.
Le dernier bonheur
En mars 1987, après avoir été le grand oublié des Césars pour son interprétation du Papet, il révèle au quotidien Nice Matin, « qu’un tendre sentiment le lie à Carole Amiel » et ajoute : « On ne refait pas sa vie, on continue simplement de vivre». Carole est une gamine de Saint-Paul qu’il connait depuis 1974. Elle participera à ses tournées française et internationale de 1982 car elle parle très bien l’anglais et l’italien et pratique convenablement l’allemand et l’espagnol. En mai, Montand est Président du Festival de Cannes. Toute la presse reprendra l’image, aux marches du palais, d’Yves Montand entre Carole Amiel et Catherine Deneuve.
Après la sortie en novembre 1988 de Trois Places pour le 26, une comédie musicale de Jacques Demy où Montand joue son propre rôle, Carole met au monde, le 31 décembre 1988, leur fils Valentin, Giovanni, Jacques Livi. La marraine est Christine Ockrent et le parrain Jean-Louis Livi, neveu de Montand.
En janvier 1991, sort Netchaëv est de retour de Jacques Deray d’après le roman de Jorge Semprun. En septembre, il débute le tournage du film de Jean-Jacques Beinex IP5.
Le 9 novembre, alors que le film est achevé, Montand est victime d’un malaise cardiaque dont il ne se relève pas. Il ne pourra se produire à Bercy en mai 1992, comme il l’avait prévu, et chanter pour Valentin…


St-Guénolé : Troisième fils de Fragan (à l’origine du nom de la commune de Ploufragan, dans les Côtes d’Armor), parent de Conan Mériadec, roi des Bretons d’Armorique. À l’époque où les Romains quittent la région, Fragan s’installe à Bréhat où naît Saint-Guénolé. Il a pour frères Saint-Guethenoc et Saint-Jacut. Leur mère, Guen, avait fait le vœu d’offrir à Dieu son troisième fils; il fut donc conduit au monastère de Saint-Budoc. À l’âge de 21 ans, il est choisi pour conduire un groupe de onze autres frères. Ils partent donc sans but précis et finissent par s’établir sur les bords de la rivière Chateaulin, où il fonde et devient l’abbé de l’abbaye de Landevennec. En ce lieu, il mène une vie de retraite et de solitude. La renommée de Guénolé ne cesse de grandir, et il reçoit même la visite du roi Grallon, qui souhaitait ardemment le connaître (418- vers 504) Selon la légende, il aurait été averti par un ange du jour et de l’heure de sa mort.
Saint-Guénolé est le patron des épouses de marins pêcheurs.

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Posté: 03 Mar 2018, 12:28 

Merci de nous conter ces vies hors-normes.
J'aime Montand chanteur, acteur. J'aime aussi le couple Montand-Signoret qui a défrayé la chronique et leur engagement qui a marqué leur époque.

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Posté: 03 Mar 2018, 12:52 

c'est aussi pour moi un des "Grands" de la chanson et du cinéma sans oublier ses combats et cette vite effectivement hors normes avec une femme d'exception qu'était Simone Signoret ! je ne pouvais passer à côté de ce petit bonheur avec un petit clin d'oeil dont je me doutais qu'il ne t'échaperrait pas.... Marseille ! car si Montand était Italien de naissance, il était un immense Provençal...

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Posté: 03 Mar 2018, 19:27 

car on dit toujours qu'après la pluie vient le beau temps... et après la neige qui blanchit la campagne, l'arc en ciel remplit le paysage de ses couleurs...

/regardez://

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d1761 ... rs-de-mars

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