Loisirs et papotage

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Je suis sûre que les passionnées - et peut-être même les autres - seront intéressées par ces informations sur l'Histoire de la Couture et de la Broderie ! le récit est un peu long mais il en vaut la peine !

Métiers de la Couture

« Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. » (Nicolas BOILEAU, l'Art poétique, chant 1)
Marquoir de 1910 Image
Sommaire
   1 À propos de la couture
   2 À propos de la broderie
   3 Anciens métiers
   4 Termes de couture
   5 Termes de broderie
   6 Quelques broderies typiques
   7 L'enseignement des travaux d'aiguille
   8 La Haute-Couture
   
1/ À propos de la couture
   La couture est l'ensemble des travaux effectués pour confectionner, raccommoder ou orner les tissus[1].
   Faire une couture, c'est assembler deux pièces d'étoffe (ou autre matière) à l'aide d'un fil, passé au moyen d'une aiguille.
Bref historique :
   Cette technique est ancestrale puisque, bien avant de concevoir tissage et tissu, les hommes préhistoriques assemblaient des peaux de bêtes pour se vêtir. « On sait aussi qu'elles (= les peuplades) employaient, en guise de fil, les fibres tendineuses des ruminants et particulièrement du renne » [H. Le HON, page 65, in Temps antédiluviens et préhistoriques : l'homme fossile en Europe].
   Au Moyen Âge, les tailleurs régnaient en maître sur le monde de la couture et du vêtement. À la fin du XVIIe siècle les femmes commencèrent à revendiquer leur savoir-faire et leur autonomie. Et grâce à l'édit de Louis XIV en mars 1675, elles purent créer des corporations, notamment de couturières et de lingères. A Paris, au XVIIIe siècle, « les plus nombreuses étaient les couturières, avec 1700 à 1800 maîtresses et un corps d'environ 3000 membres » [Cynthia TRUANT, in La maîtrise d'une identité ? Corporations féminines à Paris au XVII et XVIIIe siècles].
   La couture se faisait à la main jusqu'à ce que Barthélémy THIMONNIER invente la machine à coudre. Après un brevet déposé en 1830, puis quelques années d'améliorations, les machines à coudre domestiques furent opérationnelles en 1851.
Les applications :
   Au départ centrée sur la confection, le raccommodage et l'ameublement, la couture s'applique de nos jours à de nombreux domaines : voiles de bateau, matériel de camping, sellerie automobile, etc...

2/ À propos de la broderie
Image Revue de broderie de 1955
Broder un tissu ou un vêtement, c'est tout simplement l'embellir au moyen de différents fils, plus ou moins "nobles", et d'une très grande variété possible de points (droits, lancés, croisés, noués, bouclés, etc...)
Bref historique :
   C'est en Égypte que l'on trouve la plus ancienne toile brodée. Cet art se pratiquait beaucoup en Orient, notamment dans l'empire Byzantin.
   Au Moyen-Âge, la broderie commence à se répandre en Occident. Au XIe siècle, on en découvre en exemple culte avec la célèbre tapisserie de Bayeux, réalisée semble t-il par la reine Mathilde.
   À partir du XIIIe siècle, on voit apparaître des corporations de brodeuses, avec des statuts bien définis qui varieront au fil de temps. Dans certaines villes comme Caen, « on donne une place particulière aux faiseuses d'aumônières ». L'aumônière est alors une sorte de bourse qui remplace les poches.
   Au XVIe siècle, grâce à son côté précieux et presque ostentatoire, la broderie prend une place considérable dans le monde religieux, notamment pour orner les habits sacerdotaux. Alors, « les chasubliers rivalisent de savoir-faire ».
   « Sous Louis XV, Charles-Germain de Saint-Aubin, dessinateur-brodeur protégé par Mme de Pompadour, se distingue par ses broderies de fleurs et de papillons. Il est l'auteur d'un "Mémoire sur la broderie" et de "L'art de broder" ».
   Au XIXe siècle, les corporations sont abolies, mais la broderie devient un art féminin qui prend des formes multiples. Par ailleurs, au milieu de ce siècle, on voit apparaître les débuts de la mécanisation.
   Enfin, au XXe siècle, quelques hommes élèvent la broderie au rang d'art et de luxe, en l'associant à la Haute Couture (voir section ci-dessous).

3/ Anciens métiers
Couture
Agréministe : ouvrier disposant des ornements
Arganpière : ouvrière tressant sur mesure et à la main des crinolines
Aumusseur : marchand bonnetier (les aumusses sont des fourrures portées en capuchon)
Bonnetier : il fait des ouvrages de bonneterie (bas, bonnets, gants, ...)
Bralier ou Braelier : fabricant de braies (= caleçons ou pantalons)
Brocheur : il confectionne du linge de corps
Chalcier ou Chanceleur ou Chaussetier : fabricant ou marchand de chausses
Chapier : il confectionne des capes (manteaux)
Corsetier : couturier spécialisé qui fabrique des corsets
Cousette ou Midinette : jeune apprentie couturière
Découpeuse : ouvrière qui tend la gaze sur un métier pour découper les fils excédentaires
Doubletier : ouvrier fabricant des doublures de vêtements
Galonnier : fabricant de galons pour vêtements
Gantier : il confectionne gants, culottes, gilets
Gaufreuse : ouvrière qui donne une forme au tissu, pour réaliser des fleurs par exemple
Giletier : fabricant de gilets
Gipponnier ou Parpointeur ou Pourpointier : fabricant de pourpoints
Grisette : jeune fille qui travaille chez elle et effectue des petits travaux très variés
Jupier : il confectionne uniquement des vêtements féminins
Lingère : fabricante ou vendeuse de lingerie
Modiste : qui vend des "modes" (= parures féminines, vêtements)
Peleçonnier : fabricant de pelisses
Retoucheuse : personne qui adapte un vêtement à la morphologie du client
Sartre : tailleur d'habits (dans le Midi)
Tailleur d'habits : en 1763, le métier se scinde en deux : les hommes deviennent tailleurs, les femmes couturières
Trottin : ancien employé de la couture, remplacé plus tard par apprentie, cousette, midinette

Raccommodage
Rabobelineur : répare les défauts ou les accrocs
Raccommodeur : idem
Rafraichisseur : idem
Raccoutreuse : elle raccommode les bas mal tissés, avec un crochet, et plus tard, un pique-pique
Remailleuse : idem
Ravaudeuse : elle raccommode le linge assise dans un baquet qui lui sert de boutique
Stoppeuse : elle reconstitue un tissu ayant subi un accident, un accroc

Broderie
Ajoureuse : ouvrière qui embellit les chemisiers, nappes et linge, en faisant des jours
Appliqueuse : son travail est de coudre des fleurs sur des dentelles
Bourselière : elle fabrique et orne des bourses
Chamareuse : ouvrière décorant les vêtements de passementeries ou dentelles
Chenilleur : ouvrier passementier posant de la chenille
Coucheuse : c'est une dentellière
Dentellière : à la fin du Moyen-Âge, elle exécute son travail sur un "carreau" (= coussin)
Égratigneur : ouvrier ornant la soie en se servant d'une pointe de fer
Mercier : marchand de parures, broderies
Parmentier : fabricant de broderies, galons et parements
Plumassier : artisan cousant des plumes sur un chapeau ou un vêtement
Récameur : brodeur
Striqueur : personne appliquant des fleurs sur des réseaux de dentelle
Vélineur : il fabrique du vélin (= dentelle fine)
Lunévilleuse : voir section Haute Couture
Mainteuse : voir section haute Couture

Image Couturomètre, pour garder une marge de couture régulière  Image Oeuf à repriser, objet culte passé 100 fois dans les mains de nos grands-mères pour repriser nos chaussettes Image Logo DMC

4/ Termes de couture
   Biais : 1) sens du tissu qui fait un angle de 45° avec la lisière, et qui provoque une certaine élasticité.
             2) bande de tissu coupée dans le biais et qui servira de bande de finition.
   Bride : petit anneau de fils entourés de points de feston, pour former une boutonnière arrondie qui dépasse du vêtement.
   Coin en onglet : technique permettant de faire un coin propre, sans surépaisseur, avec une couture à 45°.
   Cranter : faire des petites entailles au bord du tissu, pour lui donner de la souplesse, quand on travaille avec des arrondis.
   Décatissage : action de tremper le tissu pour qu'il perde son apprêt.
   Droit-fil : sens du tissu parallèle à la lisière, et correspondant aux fils de chaîne, donc sens où le tissu se déforme le moins.
   Entoiler : donner davantage de rigidité à un tissu fin ou mou, en le recouvrant sur l'envers d'un support (de nos jours thermocollant).
         Procédé nécessaire pour des cols de chemise, ou bretelles, ou visières de casquettes...
   Empiècement : pièce d'un patron, souvent en haut du dos ou du devant, avec une couture sur les épaules, sauf pour certaines chemises.
   Façon : confection, réalisation. Exemples : "un vêtement de belle façon". "Payer la façon du couturier".
   Fauder : plier une étoffe, en double dans sa longueur, de sorte que les deux lisières se touchent. Cela donne le "pli marchand"
        que l'on trouve sur certains rouleaux de tissu.
   Faufiler : faire une fausse couture, à grands points provisoires, pour former le bâti d'un vêtement avant de l'essayer sur la personne
         et de le coudre entièrement.
   Feston : découpe arrondie en forme de coquille, qui se reproduit tout le long d'un bord de vêtement.
   Froncer : passer un fil que l'on tire légèrement pour diminuer la largeur du tissu à cet endroit-là, mais provoquer de l'ampleur en-dessous
        (exemple : le volant).
   Ganser : border un tissu, un vêtement, avec une bande de tissu qui restera apparente ou non.
   Gradation : art de faire varier la taille d'un patron de base en respectant certaines proportions.
   Marge de couture : espace qu' il faut laisser à l'extérieur du patron quand on coupe le tissu, et qui se retrouvera à l'intérieur du vêtement
         après avoir cousu.
   Ourlet : rentré du tissu, en simple ou en double, pour finir proprement le bord d'un vêtement.
   Parementure : petite pièce qui double l'épaisseur d'une autre (col, poche,...) et qui peut être apparente ou pas.
   Passepoil : cordon entouré de tissu et pris dans la couture. Il donnera une nervure en relief.
   Pince : le fait de resserrer le tissu à l'endroit choisi par une couture en demi-losange très étiré.
   Repriser : passer des fils dans les deux sens en reproduisant la technique du tissage, pour boucher un trou.
   Soutenir : froncer très légèrement, une tête de manche par exemple, pour que les courbes convexes et concaves s'ajustent parfaitement.
   Surfiler : faire une couture en zig-zag, pour empêcher les bords du tissu de s'effilocher.

5/ Termes de broderie
Image Jours : rivières à faisceaux noués en serpentine
   Blonde : dentelle aux fuseaux, en soie, confectionnée notamment à Caen
   Brocher : garnir un tissu ou un vêtement de fils d'or ou de soie
   Couchure : application d'un fil épais ou ruban ou chenille, qui ne traverse pas le tissu, mais est maintenu par un autre point plus ou moins
         décoratif
   Diagramme ou Grille : en point compté, c'est une fiche quadrillée où chaque case porte un symbole correspondant aux points à effectuer et
         aux couleurs à utiliser
   Engrelure : étroite dentelle, souvent cousue entre le corps d'un vêtement et le volant qu'on lui rajoute
   Feston : réalisation d'un point de gribiche irrégulier, de façon à ce qu'il façonne des arceaux ou coquilles au ras desquels on pourra couper le tissu
   Frisure : fil d'or ou d'argent frisé qu'on emploie dans les broderies
   Guipure : lourde dentelle à ganse, du XVIIe siècle
   Plumetis : broderie au passé plat, représentant souvent des petits ronds, qui seront rembourrés pour donner du relief
   Smocks : broderie plus ou moins géométrique qui s'effectue sur d'innombrables petits plis réguliers, resserrant ainsi un empiècement et
         créant un aspect volanté au-dessus et en-dessous
   Tirer des fils : enlever des fils dans un sens, sur une certaine partie du tissu, et ne laisser que ceux de l'autre sens, pour faire des "jours"
          en les regroupant par faisceaux d'un certain nombre de fils, et en les rebrodant. (voir aussi le marquoir de 1911)

6/ Quelques broderies typiques
  Image  Broderie rouge traditionnelle Point de tige 1930   Image Monogramme de 1950 - Passé plat
  Image Broderie Hardanger   Image Broderie au ruban
  Image Point de croix - Point compté

7/ L'enseignement des travaux d'aiguille
Un apprentissage précoce :
   Dès le Moyen-Âge, les travaux d'aiguille tiennent une place importante dans l'art de vivre des femmes. Au XVIIe siècle, la broderie fait partie de l' éducation des petites filles, juste derrière l'apprentissage de la lecture. « Durant plusieurs décennies, c'est par le fil rouge que les petites filles accèdent au premier degré de l'écriture », notamment par les lettres de l'alphabet qu'elles apprennent à broder.
   Puis, quand l'enseignement public remplace la maison ou l'école religieuse, les travaux d'aiguille s'inscrivent dans les programmes scolaires. « C'est Lakanal qui introduit, le 3 brumaire an III, pour la première fois, l'enseignement du travail manuel pour les filles ».
   S'ensuivent divers articles de loi qui définissent ou réajustent programme et objectifs. Les institutrices font des travaux de couture à l'École Normale de filles. Quand on nomme un instituteur, on cherche des solutions pour assurer l'enseignement de la couture (soit sa femme, soit une institutrice). En 1923, une épreuve pratique de 50 minutes est prévue au certificat d'études.
   En novembre 1939, comme le montre le cahier pédagogique ci-contre, les élèves de Suzanne P. à Malo-les-Bains, ont appris à réaliser le point de chainette.

Le guidisme et la couture :
Et oui, pour être guide de France, il ne fallait pas seulement savoir faire des nœuds ! En 1945, les novices devaient aussi savoir :
- pour devenir aspirante : « confectionner une trousse de couture, un sac à tricot, ou un sac à pain ».
- pour devenir guide de 2nde classe : « coudre les boutons, repriser un accroc, raccommoder ses bas »
- pour devenir guide de 1ère classe : « tailler et confectionner une combinaison, une robe ou sa blouse d'uniforme »

Marquoirs et trousseau :
Image Marquoir de 1911

Les notions d'alphabet au point de croix, transmises de génération en génération, et/ou inculquées à l'école dès l'âge de 7 ans, vont être appliquées par les jeunes filles sur leurs "marquettes" ou "marquoirs". On en trouve sur toiles de lin ou de coton, mais aussi sur des canevas Pénélope, rendant le point de croix plus facile à réaliser et plus régulier. Ces pièces sont « souvent mentionnées dans les testaments tant elles sont importantes dans la généalogie féminine ».
Ce savoir-faire va permettre aux jeunes fiancées de commencer à marquer leur trousseau de mariage, à leurs futures initiales. Non seulement un art, le marquage du linge de maison constitue en même temps un rite de passage entre deux étapes de la vie d'une femme. Et la couleur rouge, incontournable de ces initiales, symbolise l'amour, le sang, la vie.
Plus qu'une dot, le trousseau devient alors un fil de mémoire, un patrimoine familial transmissible de génération en génération.

8/ La Haute-Couture
Les débuts :
   Jusqu'à la fin du XIXe siècle, les maîtres tailleurs confectionnaient à la demande de leurs clients. Le concept de "mode" en était à peine à ses balbutiements, juste véhiculé par certaines personnalités.
   « En 1858, un anglais installé à Paris, Charles Frédéric WORTH, sort des sentiers battus. [... ] Visionnaire, il instaure de nouvelles habitudes. Ce faisant, il fonde la première maison de couture ».

   Couturier de formation, Charles Frédéric WORTH fournit ses propres matériaux et se lance dans le "sur mesure", avec un style plutôt raffiné, qui s'oppose aux débuts de la confection industrielle. Il cible une clientèle aisée, et habillera notamment l'impératrice Eugénie. Charles Frédéric WORTH peaufine ensuite son art en collaborant avec des passementiers et brodeurs, particulièrement Albert Michonet, dont l'atelier, ouvert aussi en 1858, sera repris en 1920 par Lesage pour devenir la célèbre maison de broderie :
   La Haute Couture parisienne est née, et c'est le début d'un défilé de créateurs, à commencer par Jeanne LANVIN, Paul POIRET, Coco CHANEL, Madeleine VIONNET, etc...

Les métiers :
   Une maison de couture est partagée en deux ateliers :

   - le "flou", où l'on travaille les textiles fluides pour réaliser par exemple des robes
   - le "tailleur", dédié aux tweeds et autres tissus rigides, pour des vêtements structurés

   Chacun de ces ateliers est dirigé par une première. Non seulement elle gère son équipe de secondes et de petites mains, mais c'est aussi elle qui crée la "toile", c'est à dire la première ébauche en tissu d'après les croquis du créateur.
   Faire-valoir de la Haute Couture, les artisans paruriers ont un grand rôle à jouer, et certains métiers ou ateliers n'ont pas changé depuis le début de cette aventure :

   - les fabricants de fleurs en tissu, de génération en génération chez Bruno Legeron
   - les plumassiers chez Lemarié. Mais certains artistes plasticiens commencent à s'intéresser à ce domaine.
   - les brodeuses spécialisées chez Lesage ; à l'époque, on distinguait :

       1) la mainteuse qui travaille avec un fil et une aiguille à la main, sur l'endroit, pour ajouter perles ou paillettes
       2) la lunévilleuse, qui utilise un petit crochet et brode sur l'envers du tissu

   Maintenant, elles ont tendance à être polyvalentes.


Voilà ! j'espère que cette histoire de la couture et de la broderie vous aura passionné autant que moi ! à vos aiguilles...

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Super intéressant de connaitre les origines.Merci Jackie !

J'ai appris à tricoter,à crocheter, à coudre et à faire du point de croix sur les bancs du CP dans une école catholique (Saint-Joseph)
De nos jours, l'art du fil se perd, du moins on apprend plus cela à l'école primaire et je trouve cela bien dommage...

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claudine a écrit:
De nos jours, l'art du fil se perd, du moins on apprend plus cela à l'école primaire et je trouve cela bien dommage...


Je suis de ton avis, Claudine. J'ai moi, aussi, appris le point de croix (j'ai même conservé mon abécédaire), la couture (et même la cuisine, oui, oui) à l'école.
Quand je dis que tout se perd, c'est bien vrai !
Merci Jacqueline pour ces informations, c'est très intéressant.

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Merci Jacqueline, pour cette découverte concernant les vieux métiers

Et oui à l'école primaire, il y avait cet apprentissage de la couture, le point de tige, le point de croix et bien d'autres encore mais tout se perd.

Heureusement qu'il y a encore parmi les jeunes, quelques irréductibles qui tricotent, cousent et brodent, c'est tellement satisfaisant de voir travail abouti.

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pour moi l'apprentissage était aussi bien à l'école (j'ai retrouvé un jour les échantillons de différents points que l'on apprenait ! touchant et drôle) mais aussi à la maison avec ma mère qui était couturière de métier et ma grand-mère modiste ! les travaux manuels (et je ne parle pas des "pianoteurs" de téléphone portable :mp:) étaient vraiment un merveilleux exercice pour la mémoire, la création et le partage !
je suis heureuse que ce récit vous ait plu ! j'ai adoré le lire et le partager avec vous

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Posté:  

Ma grand-mère maternelle avait brodé son trousseau.
Je me rappelle encore des draps et des taies d'oreiller, c'était un travail remarquable tout en finesse Image
Et le linge était de qualité.
Comme elle faisait aussi de la couture, je me souviens de sa boule à repriser.
Le temps a couru trop vite, j'avais 12 ans quand elle nous a quittés, j'aurais tellement voulu apprendre son savoir-faire.
Ce qui me console, c'est que je suis la seule de ses trois petites-filles à faire de la broderie. C'est un joli clin d'œil à ma Mémé, n'est-ce pas ?

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:/couturetricot// très joli clin d'oeil en effet ! je suis moi-aussi la seule des trois à broder et à coudre ! il y a des gènes qui sont plein de tendresse !...  ;)

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Posté:  

Ma mère savait tricoter mais n'a jamais voulu m'apprendre :( heureusement que j'ai appris à l'école...
Par contre, elle ne savait pas coudre, ni crocheter.
Je me suis jurée de ne jamais freiner le goût pour l'apprentissage chez mes enfants. Quand Elouan s'est montré très intéressé par la couture, je n'ai pas hésité à lui apprendre. C'est après avoir regardé à la télévision l'émission "cousu mains" que le déclic s'est produit...
Ce savoir-faire transmis de générations en générations est important :l:

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Posté:  

article très intéressant et la page de la revue de broderie de 1955 me rappelle notre affiche pour notre expo de 2013 "Dis, brode moi hier". Dommage, je ne peux pas vous la joindre.

Ce sont des cycles et actuellement, il y a un certain engouement pour les "travaux d'aiguilles", comme on les appelle!
Joëlle


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Localisation: Bourgogne
Sexe: Féminin
Posté:  

merci Jackie pour ces recherches des plus intéressantes ;et ce mini dictionnaire sur les appellations des termes que l'on emploie en broderie.
j'ai aussi appris à broder à l'école religieuse que je fréquentais,dans les petites classes.
et je continue à apprendre car on ne sais jamais tout,et heureusement car sinon ,quel ennui ce serai!!!

_________________
marie claude


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